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L’évaluation en français au collégial au cœur d’un symposium organisé par l’AQPF en collaboration avec le CCDMD

Geneviève Messier est vice-présidente à l’administration de l’AQPF et membre du comité organisateur de l’édition 2017 du congrès.

Comme chaque année depuis près de 50 ans, l’Association québécoise des professeurs de français (AQPF) organise un congrès réunissant les professeurs de français de tous les ordres d’enseignement du Québec autour de sa mission principale, qui est de « contribuer à la qualité et à l’amélioration de l’enseignement du français par la réflexion, la formation continue, la diffusion de recherches et d’informations [1]». À cette occasion, depuis quelques années déjà, l’AQPF offre aux enseignants de français du collégial un espace particulier, sous forme de symposium, pour la discussion autour de thèmes porteurs. Cette année, l’équipe organisatrice du symposium a choisi de se pencher sur les grandeurs et les misères de l’évaluation en classe de français au collégial.

Source d’angoisse tant chez les étudiants que chez l’enseignant, l’évaluation peut aussi engendrer fierté et contentement. Pour l’enseignant, c’est sans doute l’activité qui met le plus en tension les nombreuses dimensions de l’enseignement et de l’apprentissage, à commencer par la relation pédagogique elle-même. Les organisateurs du symposium ont soulevé plusieurs enjeux liés à l’évaluation en classe de français au collégial : Entre l’usage spontané des ressources du langage et l’obsession de la faute, quel rapport à la langue institue telle ou telle pratique d’évaluation du code linguistique? Comment peut-on stimuler un rapport positif à la lecture à travers des évaluations significatives d’œuvres littéraires? Comment élabore-t-on des outils d’évaluation qui parviennent à réconcilier les parts d’objectivité et de subjectivité inhérentes au travail d’interprétation littéraire? Comment évalue-t-on l’oral? la création littéraire? le travail en équipe? Est-il possible de rendre l’évaluation agréable? Et qu’en est-il de la correction?

Quatre animatrices ont choisi de s’attaquer à ces enjeux en présentant des ateliers[2] fort pertinents pour répondre aux questions soulevées. Alors que Marion Sauvaire (Université Laval) s’interrogera à savoir si l’interprétation littéraire est une compétence qui s’évalue, Catherine Bélec (cégep Gérald-Godin) exposera les résultats de l’expérimentation d’une méthode prometteuse pour offrir de la rétroaction aux étudiants, la rétroaction multitype. Manon Beaudin (cégep de Sept-Îles), pour sa part, expliquera comment elle accompagne ses élèves afin de leur faire prendre conscience des stratégies cognitives et métacognitives qu’ils emploient au moment de l’autocorrection linguistique en contexte de rédaction. Enfin, Patricia-Anne Blanchet (Université de Sherbrooke) s’intéressera à l’évaluation de l’oral au collégial, plus particulièrement aux grilles développées pour évaluer cet objet, mais aussi aux pratiques d’évaluation existantes dans certains cégeps.

Le symposium aura lieu le jeudi 12 janvier à Montréal, au cégep de Maisonneuve. Il sera suivi d’une conférence de l’auteure Kim Thuy et de la traditionnelle remise des prix littéraires des enseignants AQPF-ANEL (Association nationale des éditeurs de livres). Si vous désirez être des nôtres pendant tout le congrès, d’autres ateliers sont aussi offerts le vendredi 13 janvier.

L’équipe organisatrice vous attend en grand nombre sous le thème Le français, un laissez-passer les 12 et 13 janvier prochains. Bon congrès à tous!

  1. Vous pouvez consulter le site Internet de l’AQPF (http://www.aqpf.qc.ca) pour plus d’information sur l’Association. [Retour]
  2. Pour participer à ces ateliers, il suffit de s’inscrire aux blocs 154 et 356 à la page suivante : http://www.aqpf.qc.ca/commun.cfm?incl=congres/colloque&f=&id=18. [Retour]

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